Mohamed Fariji

Mohamed Fariji (Casablanca, 1966) développe des projets artistiques, participatifs et engagés, à long terme qui interrogent la place de l’artiste, du penseur, du décideur et du citoyen dans sa ville et son environnement.

 

Sa pratique artistique socialement engagée se développe à travers la photographie, l’installation in-situ et l’intervention dans l’espace urbain, et peut prendre des formes variées, parfois radicales, comme avec son projet itinérant La Serre où l’œuvre devient un espace éphémère et partagé qui s’installe dans des espaces publics pour favoriser l’émergence de nouvelles idées, à l'abri de contraintes et visions dominantes.

 

Ses œuvres se basent sur un processus actif et participatif de recherche multidisciplinaire empruntant à l’architecture, l’histoire, la sociologie, la science, le cinéma et la politique, et impliquant chercheurs et habitants mais aussi des décideurs politiques et institutions.

 

Investi dans l’exploration des mythes urbains, de la mémoire collective, des histoires individuelles et des narrations socio-politiques et architecturales des villes, Mohamed Fariii intègre également à son travail artistique la réa­li­sa­tion de publications, de projets éducatifs et curatoriaux et d’initiatives citoyennes et environnementales, notamment au sein de l’Atelier de l’Observatoire, plateforme pour l’art et la recherche qu’il a co-fondé.

 

Mohamed Fariji est lauréat du Programme de Production de la Sharjah Art Foundation et de Arab Fund for Art and Culture pour son projet Musée Collectif, un Musée citoyen de de la mémoire collective des villes pour lequel il mène avec des groupes d’activistes, des actions régulières de récupération, en mettant en places des dispositifs innovants et participatifs à Casablanca, Nouakchott, Alger et Sharjah.

 

Il a récemment engagé une réflexion collective pour de possibles ré-activation de lieux publics, éducatifs et patrimoniaux, à partir de son investigation esthétique autour de l’imaginaire et de la mythologie de l’Ancien Aquarium de Casablanca.

 

L’ensemble de son œuvre est traversée notamment par une recherche et un questionnement sur le (dys)fonctionnement des instances éducatives à travers des imbrications de narrations, souvent poétiques et utopiques, inspirées de faits considérés comme « violents » par l’artiste, notamment les fermetures d’écoles ou de lieux éducatifs publics casablancais.

 

Il est diplômé de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan et de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design Llotja de Barcelone.

 

Son travail et ses projets participatifs ont été présentés dans de nombreuses institutions au Maroc et à l’étranger. Il a exposé notamment au Kunsthal Aarhus (Danemark), à la Galerie Fatma Jellal (Casablanca), au Musée d’Art Moderne et Contemporain du Maroc (Rabat), à l’Atelier 21 (Casablanca), Thinkart (Casablanca), la Galerie Mc2 (Bordeaux), l’Artothèque de Schiedam (Rotterdam) et la FAD (Barcelone), et présenté ses projets à Sharjah Art foundation, aria artist residency in algiers, Swab Art Fair (Barcelone), Supermarket art fair (Stockholm) et Savvy contemporary (Berlin).