Re-activer : Les rencontres @ The Greenhouse Casablanca

18 et 19 mai 2016

 

Maison de la Culture de l'Ancienne médina, ex Eglise Buenaventura, Casablanca.

 

Des collectifs, citoyens, artistes, penseurs, chercheurs, opérateurs culturels, institutions, décideurs politiques et activistes marocains et internationaux sont invités pour présenter des projets contemporains de ré-activation d’espaces, situations et oeuvres du patrimoine artistique et culturel, et de la mémoire collective.

 

Les rencontres s'inscrivent dans le cadre de The Greenhouse Casablanca, un programme participatif de recherche et réflexion sur les pratiques artistiques contemporaines dans l'espace public et patrimonial de Casablanca. En interrogeant et valorisant le rôle des citoyens, artistes et chercheurs dans les projets de réactivation de la mémoire, du patrimoine et d’espaces abandonnés ou marginalisés, c’est la capacité d’action et de transformation de la société contemporaine par l’art qui est ici pensée et activée.

 

 

Mercredi 18 mai

 

10h00 : Introduction Joan Alvarez, Directeur de l'Institut Cervantès et Président EUNIC Casablanca, modérateur de la discussion.

 

Friches industrielles, patrimoine architectural et bâtiments abandonnés : le rôle des industries culturelles dans la réactivation du patrimoine.

En partenariat avec EUNIC Casablanca.

 

10h10 : Ré-activation du patrimoine culturel espagnol

José Guirao, Directeur Général de la Fondation Montemadrid. Expert en Patrimoine de l’Humanité, il était notamment Directeur Musée National Centro de Arte Reina Sofía et du Centre Culturel et Social la Casa Encendida (Madrid)

 

10h30 : La Friche la Belle de Mai, histoire et enjeux d’un projet collectif

Alain Arnaudet, Directeur de la Friche la Belle de Mai à Marseille . Née de l'ancienne usine de la Seita, aujourd'hui lieu de création et d'innovation, La Friche la Belle de Mai est à la fois un espace de travail pour ses 70 structures résidentes (400 artistes et producteurs y travaillent quotidiennement) et un lieu de diffusion (600 propositions artistiques publiques par an). 
Avec près de 300 000 visiteurs par an, la Friche la Belle de Mai est un espace public multiple où se côtoient une aire de jeux et de sport, un restaurant, 5 salles de spectacles et de concert, des jardins partagés, une librairie, une crèche, 2400 m2 d'espaces d'exposition, un toit terrasse de 8000 m2 et un centre de formation.

www.lafriche.org

 

11h15:  Casapatrimoine : présentation des projets de réhabilitation du Sacré Cœur, de la ville Carl Ficke, de la coupole Kora Ardya, de l’ancien Vélodrome, du Marché Central, et autres

Abderrahim Chiheb, Casapatrimoine, Société de Développement Local en charge de la préservation du patrimoine de la ville de Casablanca.

 

 

Quels projets pour quels espaces ?

 

11h45 : La Villa Vassilieff : remettre en mouvements l’histoire de l’art

Virginie Bobin, Responsable des programmes à la Villa Vassilief, nouvel établissement culturel de la Ville de Paris géré par le Centre d’Art et de Recherche Bétonsalon et situé au cœur du quartier Montparnasse. Témoin d’un peu plus d’un siècle d’histoire, la Villa Vassilieff incarne un patrimoine culturel et social exceptionnel. Aujourd’hui, elle entend renouer avec son histoire en invitant des artistes et chercheurs à poser un regard contemporain sur les ressources passées et présentes de Montparnasse.

www.villavassilieff.net

 

12h30 : discussion

 

12h45 déjeuner

 

14 :30 Pour la reconversion des abattoirs de Casablanca en Fabrique culturelle, un engagement collectif Fatna el Bouih, Sociologue et écrivaine, militante associative et ancienne détenue politique. Les Anciens abattoirs de Casablanca, fermés en 2002 et propriété de la ville de Casablanca, se sont transformés en fabrique culturelle sous l’impulsion d’un collectif d’artistes et associations depuis 2009. D’importantes décisions seront prises dans les mois à venir quant à son statut et son avenir.

 

 

Réactiver la mémoire des lieux

 

15:00 Espaces mémoriels politiques : la reconversion d’anciens lieux de disparition forcée en espaces culturels, musées et lieux de préservation de la mémoire

Soumicha Riyaha, Présidente de la Commission Régionale des Droits de l’Homme de Casablanca – Settat

 

15:30 Un Musée Collectif pour l’ancien Aquarium de Casablanca

Mohamed Fariji, artiste, présente sa proposition de Musée de la mémoire collective de Casablanca pour l’Ancien Aquarium.

 

16 :00 discussion

 

Modération : Abderrahim Kassou, architecte et militant associatif.

 

 

 

 Jeudi 19 mai

 

Ré-activer des œuvres et des situations

 

09:30 : La réactivation de la Revue Souffles

Mustafa Nissabouri, poète né à Casablanca en 1946 et co-fondateur de la revue et Kenza Sefrioui, journaliste et critique littéraire qui a consacré sa thèse de doctorat en littérature comparée à la revue. Ce travail a donné lieu à une publication La Revue Souffles 1966-1973 : Espoirs de révolution Culturelle au Maroc (2013, Editions du sirocco).« Cette revue, écrit Abdellatif Laâbi dans la préface, qui aurait pu vivre la vie tranquille d’un cénacle de poètes et d’artistes, a réussi en une série d’avancées de la conscience, à opérer deux ruptures essentielles : l’une dans le champ culturel et esthétique, l’autre dans le champ politique... »

La fondation Laabi a organisé en avril 2016 un séminaire international consacré à Souffles et la ré-édition de la revue (Editions la Croisée des Chemins, 2016).

 

10:10 : Archives : un monument de malentendus 

Abdelmajid Arrif, Ethnologue, il mène des recherches en anthropologie urbaine sur le Maroc et la France. Il travaille entre autres sur les questions de patrimoines et de territorialités à Casablanca, Marrakech et à Marseille.

Il parlera notamment de son dernier ouvrage Fables d’Archives (2015, Editions la Croisée des Chemins) et de la collection du photographe de Studio Ahmed el Almi. Cette collection est faite de portraits d’acteurs de la vie artistique – théâtre, chant et cinéma –et des hommes et femmes ordinaires de la ville de Casablanca et de sa médina dans les années 50-70 prises au Studio Imperial.

 

11:00 : Khoya : les archives sonore du Maroc Juif

Vanessa Paloma Elbaz, fondatrice de la sonothèque, elle est aussi chercheuse, chanteuse et écrivaine. Elle oeuvre depuis 2007 à la collecte d'enregistrements et d'archives sonores (entretiens d'histoires orales, musique, etc). Avec le lancement de Khoya en 2013, un nouveau volet dédié à la diffusion au Maroc et à l'étranger vient prolonger les actions de collecte.Vanessa Paloma, chanteuse, musiciennes, écrivaine et chercheuse, elle est la fondatrice de la sonothèque.

 

11:40 : De Quelques évènements sans significations (1974) : sortir de l’invisibilité

Mostafa Derkaoui, réalisateur, Jake Wiener, réalisateur et archiviste, et Léa Morin, chercheuse.

De quelques évènements sans significations est une oeuvre avant-gardiste engagée et libre, qui questionne le rôle du cinéma -et des artistes- à une période d’oppression politique. On y voit se rencontrer un groupe de cinéastes idéalistes qui parcourt les rues à la recherche d'un thème pour leur film, se retrouve dans les bars, et interroge la récente naissance du cinéma marocain, et un jeune ouvrier qui travaille au port et se bat pour survivre face aux injustices qu'il subit quotidiennement.  Toute une génération d’artistes et musiciens ont participé au tournage, dans les quartiers populaires et bars du port de Casablanca. Les négatifs du film viennent d’être retrouvés, marquant la naissance d’un projet de restauration, préservation et diffusion du film tourné en 1974, mais jamais sorti en salles en raison de son interdiction pendant plus de 20 ans. Tourné en 16mm, des extraits du film seront montrés dans son format original. 

 

12:20 : Ré-activation de l’œuvre de Ahmed Bouanani : un projet partagé

Collectif Bouanani. Discussion menée par Juan Asis Palao Gomez (Bibliothécaire Dar el Mamun), Roa Misri (doctorante), Madeleine de Colnet (commissaire d’exposition) et Reda Zaireg (journaliste politique). L’œuvre à venir (car jamais publiée dans son intégralité) de l’écrivain et cinéaste Ahmed Bouanani (1938-2011) fait l’objet depuis quelques années d’un important travail de re-découverte et d’exploration, initiée par le cinéaste Ali Essafi, avec la complicité de Touda Bouanani, la fille de l’auteur. Cinéma, littérature, poésie, dessin, montage, bande dessinée, recherches sur la tradition, essais historiques, la richesse de l’œuvre de Bouanani a rendu possible l’existence d’un groupe de passionnés – qui ne cesse de grandir – qui fut appelé lors d’une conférence « le cercle des bouananiens ». Ce groupe informel s’empare de questions touchant aux enjeux de diffusion, valorisation et préservation de cette œuvre singulière, et peut être vu comme un véritable collectif réuni spontanément autour d’une cause commune de préservation d’un patrimoine artistique et culturel national pour un usage contemporain, celle la même défendue par Ahmed Bouanani dans son œuvre.

 

Modération :  Yvon Langue, médiateur culturel et Responsables des espaces d’exposition au Musée de la Photographie et des Arts visuels de Marrakech

 

13h20 déjeuner

 

 Re-activer des situations, projets artistiques.

 

14:30 : Kino Projekt

SISKA et Franziska Pierwoss, artistes. Kino est un cinéma itinérant qui propose vidéos d’artistes et cinéma amateur en super 8mm, et s’installe de villes en villes pour des propositions singulières in situ. Les artistes présenteront leur recherche et projet en cours à Casablanca.

 

15:10 : Soñamos con utopía y nos despertamos gritando / We dreamt of utopia and woke up screaming [working title] : “La Voix” de la Radiodiffusion télévision algérienne (RTA) plateforme des histoires alternatives

Yasmina Reggad, curatrice, auteure et chercheuse indépendante basée entre Londres et Athènes. Curatrice de aria (artist residency in algiers) et Art dubai Projects 2016.

 

16:00 La Revue Zaman 

Morad Montazami, commissaire d’exposition, chercheur et rédacteur en chef de la revue. Zamân (Textes, images et documents) est une revue qui renaît de ses cendres, suite à deux numéros parus en 1979 et 1980 sous la collaboration d'un groupe d'intellectuels iraniens exilés en France.

 

16:40 Thabrate 

Emma Chubb, Historienne de l’art. Thabrate est un projet artistique de Fadma Kaddouri et Badr el Hammami qui s’inspire de la pratique des "correspondances parlées" par K7 magnétiques, reliant les membres des familles éclatées entre l’Europe et le Maghreb.

 

17:20 Archives d’un présent

Catherine Poncin, artiste. A partir d’un corpus d’images de disparus confiées par des structures associatives de défense des victimes du conflit armé en Colombie, « Archives d’un Présent » est une réflexion sur l’image et la trace portée à disparaître qui prend la forme d’une réactivation d’archives. L’artiste présentera sa série de photographies contemporaines « Saisies de vos traits, disparus », son installation « Quand le retable devient l’archive d’un présent », ainsi qu’une vidéo « Prélude à vos ombres, déplacées ».

 

Modération : Maud Houssais Akhmim, Chercheuse et Historienne de l’art. Ses recherches portent sur l'influence des pratiques artistiques modernes et contemporaines dans l'espace urbain marocain.

 

 

 Toutes les interventions sont en écoute sur la bougeotte.fm.

 

 Les rencontres en images.

 

 

 

"Réactiver, les Rencontres" s'inscrit dans le projet de recherche Les Invisibles mené par Léa Morin avec le soutien du CNAP (soutien à la recherche en théorie et critique d'art, 2016).


Greenhouse Casablanca est un programme de l’Atelier de l’Observatoire est cofinancé par l’Union européenne dans le cadre du programme Régional Med culture.  Avec le soutien du Ministère de la Culture au Maroc, de  l’Institut français du Maroc et du Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’ambassade de France au Maroc. En partenariat avec Casapatrimoine, le Conseil National des Droits de l’Homme, Initiatives Urbaines, le Conseil Régional des Droits de l’Homme Casablanca, le Goethe Institut Rabat et Eunic Casablanca. 

 

 

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